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"WARRIOR" FINALLY FIT FOR BATTLE

VARIETY / Charles Lyons / July 19, 1999

 

Every studio has had them. But nobody wants to talk about them.
They are the movies that are shot and edited for a bundle and then mysteriously disappear -- at least temporarily.
Universal had VIRUS and MGM SUPER NOVA. Now Disney has THE THIRTEENTH WARRIOR.
WARRIOR sure looked good on paper: Based on "Eaters of the Dead," a novel by Michael Crichton and directed by vet action helmer John McTiernan, the film, which stars Antonio Banderas, was shepherded by former Cinergi topper Andrew Vajna. While the specific dollar amounts and travails of the project are inevitably shrouded in mystery, in the case of THE THIRTEENTH WARRIOR a little investigation goes a long way. The tale of its production is illustrative of the process of delay, of the competitiveness of the landscape, and of the climate of caution that plagues all of the studios today.
EATERS OF THE DEAD, WARRIOR's original title, wrapped principal photography in early November 1997. Nearly two years later, the $65 million film, the investment for which is accruing considerable interest, will be released on Aug. 13.
Disney's Joe Roth, who supported the film's development when Vajna brought it over from his now-defunct Cinergi Prods., still stands firm behind the project. "It's a good movie," he says. "It will do fine, but it took some work to get it there."
Others associated with the process, long gone from Disney, prefer not to comment on the film or its development.
Set in 922 A.D., THIRTEENTH tells the story of an Arab courtier (Banderas) who falls in with a group of Vikings struggling with marauders who turn out to be cannibals.
The idea of the film had been alive since at least the mid-1980s. The Crichton book circulated in such places as Carolco Studios; it ended up under option at Cinergi Prods., which had a deal with Disney. The project came in as a package, with McTiernan attached to direct and McTiernan and Crichton to produce. Warren Lewis was hired to draft a screenplay. Subsequently, William Wisher, who had worked as an uncredited writer for McTiernan on DIE HARD III, was brought on; Wisher's rewrite became the shooting script.
Cinergi brought the script to Disney, which agreed to distribute it. Soon afterward, Disney hired the creative team from EATERS -- McTiernan, Crichton and Wisher -- onto a higher-profile project, AIR FRAME (also based on a Crichton book). A number of sources close to the studio suggest that part of the reason Disney took on EATERS was to also get McTiernan et al committed to the high-profile AIR FRAME.

"WATERWORLD" IT ISN'T
As WARRIOR's June start date neared, Cinergi began to fall apart. By the time the film went into production, Vajna was functioning with a streamlined staff, his principals by this point gone. Cinergi would soon close its doors for business.
Despite logistical difficulties associated with various remote shooting locations, the production wrapped on schedule. According to one of the producers, Ned Dowd, the shooting "came off tremendously, within 3% of its original budget." This was no WATERWORLD. McTiernan completed a cut of the film, and it previewed poorly. A source close to the production recalls the audience loved the look of the film but was having a hard time following the story. Editing recommenced.
A year after principal photography, Disney initiated re-shoots, which themselves had to be delayed to accommodate Banderas' and other actors' busy schedule. More editing ensued with the new footage. More music was scored. Preview test results reportedly rose. McTiernan "finished" his "final" version of the film and went off to do THE THOMAS CROWN AFFAIR for MGM. Crichton stepped in and took a pass at the editing. The film was reportedly ready for an early 1999 release, but the studio opted to hold it until late summer.

NOT GOING GLOBAL
Disney elected to handle WARRIOR through its Buena Vista Film Sales as opposed to Buena Vista International. Such a move signals that the studio wished to sell off territories in order to recoup money overseas. In other words, Disney would not handle all foreign territories itself, which may make it appear that Disney had lost confidence in WARRIOR, but according to one source, that is not necessarily true.
"There are a lot of reasons why a studio chooses to sell off territories for a film," a top international marketing and distribution executive from a rival studio says. "Sometimes when you fear that the domestic sales will be low, you want to sell off international as quickly as possible. Sometimes your studio needs cash flow for a given year so that you can go off and make other movies. Sometimes you believe in a movie but you've spent more than you should and need to recoup."


VF :

VARIETY / Charles Lyons / 19 juillet 1999


LE "GUERRIER" ENFIN PRET A SE BATTRE

 

Certains films à gros budget, une fois tournés et montés, ont parfois la fâcheuse tendance de disparaître mystérieusement de la circulation - pendant des laps de temps plus ou moins longs. Tous les studios en possèdent au moins un, mais aucun d'entre eux ne souhaite les évoquer.
Universal avait VIRUS et MGM, SUPERNOVA. Disney a désormais LE 13EME GUERRIER.
Le projet avait pourtant de quoi séduire sur le papier : tiré d'un roman de Michael Crichton, "Les Mangeurs de Morts", et réalisé par le vétéran du film d'action, John McTiernan, le film, qui met en vedette Antonio Banderas, était placé sous l'égide de l'ex-numéro un de Cinergi, Andrew Vajna. Bien que le montant exact des sommes investies dans un projet soit toujours un inévitable mystère, tout comme d'ailleurs les détails de sa gestation (surtout si elle fut pénible), dans le cas du 13EME GUERRIER, une petite enquête s'avère nécessaire. L'histoire de sa production illustre en effet à merveille le processus des retards qui peuvent frapper un film, l'extrême compétitivité du marché et le climat de paranoïa qui gagne tous les studios aujourd'hui.
Les prises de vue principales des MANGEURS DE MORTS (il s'agit du premier titre donné au film) se sont achevées début novembre 1997. Environ deux ans après, ce film au budget de départ de 65 millions (qui a connu d'importants dépassements) sortira enfin en salles le 13 août prochain.
Joe Roth, vice-président du studio Disney, qui a soutenu le développement de ce projet apporté par Vajna suite à la banqueroute de Cinergi Prods., se montre encore confiant. "C'est un bon film," dit-il. "Il rapportera de l'argent, mais il aura fallu du travail pour en arriver là."
D'autres personnes, associées au projet bien avant qu'il ne soit récupéré par Disney, préfèrent garder leur avis sur le film ou son développement.
Se déroulant en 922 avant J.-C., LE 13EME GUERRIER raconte l'histoire d'un courtisan Arabe (Banderas) contraint de se joindre à un groupe de Vikings partis combattre des maraudeurs qui s'avéreront finalement être cannibales.
L'idée d'une adaptation remonte au milieu des années 80. Le roman de Crichton circule auprès de divers studios, dont Carolco, avant de finir sous option chez Cinergi Prods., qui dispose d'un accord avec Disney. Le projet aboutit sous la forme d'un package, avec McTiernan à la réalisation, et McTiernan et Crichton à la production. Warren Lewis est engagé pour écrire le scénario, bientôt suivi de William Wisher, qui a réécrit le script de DIE HARD III - UNE JOURNEE EN ENFER pour McTiernan sans être crédité ; la version révisée par Wisher sera utilisée lors du tournage.
Disney accepte de distribuer le film, sur la base du scénario que lui présente Cinergi. Peu après, Disney recrute l'équipe des MANGEURS DE MORTS - McTiernan, Crichton et Wisher - pour les besoins d'un projet plus ambitieux, TURBULENCES (nouvelle adaptation d'un roman de Crichton). Certains employés du studio, qui préfèrent rester anonymes, pensent d'ailleurs que Disney a en partie accepté de prendre en charge LES MANGEURS DE MORTS pour obtenir la participation de McTiernan et compagnie sur la grosse production TURBULENCES.

RIEN DE COMPARABLE AVEC "WATERWORLD"
Peu de temps avant le début du tournage du 13EME GUERRIER en juin 1997, Cinergi est au bord de la faillite. Au moment où le film entre en production, Vajna fonctionne avec une équipe réduite, ayant perdu la plupart de ses capitaux. Cinergi fermera ses portes un peu plus tard.
Malgré les nombreux problèmes logistiques liés à un tournage en extérieurs dans des lieux variés et lointains, le film est terminé à la date prévue. D'après Ned Dowd, l'un des producteurs, le tournage "s'est extrêmement bien déroulé, avec un petit dépassement de seulement 3% du budget de départ." Rien de comparable avec WATERWORLD, donc. Le premier montage du film, supervisé par McTiernan, déçoit lors des projections-tests. Une source proche de la production se souvient que les spectateurs aimaient le look du film mais qu'ils avaient beaucoup de mal à suivre l'intrigue. Retour à la case montage.
Un an après les prises de vues principales, Disney réclame le tournage de prises de vues additionnelles, qui elles-mêmes se voient repoussées afin de coller aux emplois du temps chargés de Banderas et des autres acteurs. Les nouveaux plans entraînent un nouveau montage. Une nouvelle musique est enregistrée. D'après les rumeurs, les nouvelles projections-tests sont satisfaisantes. McTiernan met la touche "finale" à sa version du film puis part tourner THOMAS CROWN pour la MGM. Crichton en profite pour modifier le montage. On raconte que le film serait prêt pour une sortie début 1999, mais le studio préfère attendre l'été.

PAS DE DISTRIBUTION MONDIALE
Disney a choisi de mettre en vente les droits d'exploitation du 13EME GUERRIER par le biais de Buena Vista Film Sales plutôt que de gérer sa distribution à travers Buena Vista International. Une telle décision signale que le studio espère faire des profits en liquidant les droits internationaux. Autrement dit, Disney ne distribuera pas le film à l'étranger, ce qui pourrait vouloir dire qu'ils ont perdu confiance en lui, mais, à en croire certaines sources, tel n'est pas forcément le cas.
"De nombreuses raisons peuvent expliquer qu'un studio choisisse de vendre les droits internationaux d'un film," explique le responsable du service marketing et distribution d'un studio concurrent. "Le studio peut bien sûr craindre que les recettes domestiques soient mauvaises, et vouloir se débarrasser aussi vite que possible des droits à l'étranger. Il se peut aussi qu'une certaine année, il ait besoin de cash-flow afin de pouvoir continuer à financer d'autres films. Un autre cas de figure concerne le studio qui aurait investi trop d'argent dans un film auquel il croyait et se trouve contraint de couvrir ses frais."

 
     
 
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